Dubai Telegraph - Mort de Jean-Yves Haberer, qui a mené le Crédit Lyonnais à la quasi-faillite

EUR -
AED 4.063694
AFN 79.033928
ALL 99.198583
AMD 431.6023
ANG 1.980614
AOA 1013.42554
ARS 1188.58635
AUD 1.809892
AWG 1.991448
AZN 1.953421
BAM 1.95718
BBD 2.228771
BDT 134.118788
BGN 1.957615
BHD 0.417034
BIF 3280.768242
BMD 1.10636
BND 1.47572
BOB 7.627342
BRL 6.340849
BSD 1.103778
BTN 94.169255
BWP 15.373629
BYN 3.612265
BYR 21684.654235
BZD 2.217213
CAD 1.570218
CDF 3178.572167
CHF 0.941208
CLF 0.027648
CLP 1060.943592
CNY 8.056015
CNH 8.063002
COP 4590.873637
CRC 558.381004
CUC 1.10636
CUP 29.318538
CVE 110.353265
CZK 25.140877
DJF 196.565901
DKK 7.461842
DOP 69.711347
DZD 147.531335
EGP 55.969974
ERN 16.595399
ETB 145.487687
FJD 2.561115
FKP 0.843801
GBP 0.849883
GEL 3.042273
GGP 0.843801
GHS 17.108983
GIP 0.843801
GMD 79.104359
GNF 9553.641376
GTQ 8.519005
GYD 230.931748
HKD 8.598795
HNL 28.241909
HRK 7.537406
HTG 144.428549
HUF 405.766383
IDR 18525.996692
ILS 4.127609
IMP 0.843801
INR 94.487064
IQD 1446.019347
IRR 46577.752395
ISK 144.734016
JEP 0.843801
JMD 174.088228
JOD 0.784301
JPY 160.6241
KES 142.864146
KGS 95.997523
KHR 4419.055226
KMF 498.476521
KPW 995.644387
KRW 1601.942798
KWD 0.340415
KYD 0.919836
KZT 559.651871
LAK 23908.529768
LBP 98902.572744
LKR 327.279231
LRD 220.76263
LSL 21.049038
LTL 3.266793
LVL 0.669226
LYD 5.339271
MAD 10.513609
MDL 19.504485
MGA 5118.492535
MKD 61.575364
MMK 2322.852778
MNT 3877.493507
MOP 8.836689
MRU 44.022426
MUR 49.797119
MVR 17.033327
MWK 1914.005996
MXN 22.524205
MYR 4.908874
MZN 70.707208
NAD 21.049038
NGN 1697.886047
NIO 40.618633
NOK 11.685141
NPR 150.672171
NZD 1.961405
OMR 0.425946
PAB 1.103863
PEN 4.056188
PGK 4.556645
PHP 63.324721
PKR 309.870738
PLN 4.261768
PYG 8849.518277
QAR 4.023864
RON 4.978838
RSD 117.173505
RUB 93.654223
RWF 1590.714158
SAR 4.152872
SBD 9.200856
SCR 15.825227
SDG 664.365383
SEK 10.983421
SGD 1.480852
SHP 0.869425
SLE 25.169846
SLL 23199.815329
SOS 630.836145
SRD 40.437974
STD 22899.416404
SVC 9.659726
SYP 14384.246358
SZL 21.056368
THB 37.814915
TJS 12.015116
TMT 3.87226
TND 3.380183
TOP 2.591202
TRY 42.055064
TTD 7.477102
TWD 36.528464
TZS 2959.512439
UAH 45.437142
UGX 4034.844296
USD 1.10636
UYU 46.69735
UZS 14262.505313
VES 77.623887
VND 28549.617476
VUV 136.75302
WST 3.124232
XAF 656.410826
XAG 0.035762
XAU 0.000357
XCD 2.989993
XDR 0.815992
XOF 656.48208
XPF 119.331742
YER 271.777041
ZAR 21.072185
ZMK 9958.574906
ZMW 30.603158
ZWL 356.24744
  • AEX

    -36.1500

    841.29

    -4.12%

  • BEL20

    -200.9900

    4093.59

    -4.68%

  • PX1

    -323.7000

    7274.95

    -4.26%

  • ISEQ

    -478.5600

    9703.53

    -4.7%

  • OSEBX

    -73.6400

    1396.13

    -5.01%

  • PSI20

    -330.9200

    6635.79

    -4.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -9.2500

    2710.16

    -0.34%

  • N150

    -196.5900

    3124.19

    -5.92%

Mort de Jean-Yves Haberer, qui a mené le Crédit Lyonnais à la quasi-faillite
Mort de Jean-Yves Haberer, qui a mené le Crédit Lyonnais à la quasi-faillite / Photo: Jack GUEZ - AFP/Archives

Mort de Jean-Yves Haberer, qui a mené le Crédit Lyonnais à la quasi-faillite

Un parcours académique et professionnel brillant, jusqu'à la chute: Jean-Yves Haberer, mort lundi à 92 ans, a été un grand commis de l'Etat avant de prendre les rênes du Crédit Lyonnais à la fin des années 1980 et de le mener à la quasi-faillite.

Taille du texte:

Patron du Crédit Lyonnais de 1988 à 1993, Jean-Yves Haberer a lancé le groupe --public, à l'époque-- dans une politique de forte expansion européenne, avec des conséquences funestes.

Il avait été condamné en février 2005 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis pour présentation de comptes inexacts, diffusion de fausses informations, destinées à dissimuler l'ampleur abyssale du déficit de l'établissement.

Son décès a été annoncé par la famille dans le carnet du Figaro de mercredi

Né le 17 décembre 1932 à Mazagan (El Jadida) au Maroc, Jean-Yves Haberer affiche un parcours académique et professionnel sans faute: Sciences Po Paris, ENA (dans la promotion de Jacques Chirac), puis Inspection des Finances.

Il côtoie la politique, comme directeur de cabinet de Michel Debré, successivement ministre de l'Economie et des Finances, des Affaires étrangères et de la Défense, entre 1966 et 1969. En 1978, il accède à la tête du sanctuaire de l'administration des finances, le Trésor.

Jean-Yves Haberer quitte les arcanes des cabinets ministériels et du Trésor pour un nouveau monde: celui de la banque d'affaires.

Nommé président de Paribas en 1982, sur proposition du ministre de l'Economie de l'époque, Jacques Delors, il garde cette fonction quatre ans. En 1986, avec le retour de la droite au gouvernement et la privatisation de Paribas, M. Haberer est "remercié".

En 1988, le retour des socialistes aux affaires sera aussi celui de Jean-Yves Haberer, nommé président du Crédit Lyonnais par le nouveau ministre de l'Economie Pierre Bérégovoy.

- "Crazy Lyonnais" -

Jean-Yves Haberer lance alors le Crédit Lyonnais dans une politique de forte expansion. Son objectif: réaliser une banque à "l'allemande", sur le modèle de la Deutsche Bank, en multipliant les prises de participation au capital des entreprises clientes pour faciliter leur développement.

Entre 1988 et 1993, le Crédit Lyonnais multiplie ses participations par cinq.

Dans le secteur public, il entre notamment au capital de Framatome, Usinor-Sacilor, Rhône-Poulenc, l'Aérospatiale. Certains dénoncent alors "le bras financier de Bercy", "la banque à qui le pouvoir dit de dire oui" (allusion au slogan publicitaire de la banque à l'époque: "le pouvoir de dire oui").

Dans le privé, il soutient Bolloré, Lyonnaise de Eaux-Dumez, Bouygues, le Club Méditerranée, Hachette, Thomson-CSF-Finance, Pinault etc.

Mais la situation économique se dégrade et des opérations en France comme à l'étranger creusent les comptes de la banque: Pelège, Adidas, Maxwell, Olympia and York, Fiorini etc.

Surnommée par les Américains "Crazy Lyonnais", la banque se retrouve empêtrée dans le marasme immobilier --elle est beaucoup plus engagée que les autres sur ce secteur-- tout en devant faire face aux conséquences des erreurs de sa filiale néerlandaise, devenue propriétaire de la Metro Goldwyn Mayer (MGM).

En 1993, le Crédit lyonnais est l'une des trois grandes banques françaises mais est en quasi-faillite. M. Haberer cède son poste et part au Crédit national, qu'il doit quitter cinq mois plus tard, sa réputation ternie par les déboires du Crédit Lyonnais.

Après deux plans de sauvetage, la création d'une structure de défaisance (baptisée CDR, qui regroupe les actifs en difficulté), des ennuis judiciaires aux Etats-Unis ou avec Bernard Tapie, des recapitalisations, le Lyonnais est privatisé en 1999 puis vendu au Crédit agricole en 2003.

En 2005, le Crédit Lyonnais, devenu un simple réseau de détail, change son nom en LCL.

Au final, ses déboires auront coûté plus de 8 milliards d'euros, à la charge du contribuable.

Après son départ, Jean-Yves Haberer avait reconnu des "erreurs", tout en se qualifiant de "bouc émissaire", soumis à des "persécutions politiques et médiatiques".

fmp/jbo/rhl

T.Jamil--DT