Dubai Telegraph - A Aden, des vestiges delabrés témoins de la visite de la reine Elizabeth II

EUR -
AED 3.897588
AFN 71.62565
ALL 97.2537
AMD 411.203272
ANG 1.913552
AOA 968.293905
ARS 1058.745012
AUD 1.627557
AWG 1.911648
AZN 1.807819
BAM 1.955455
BBD 2.143822
BDT 126.883565
BGN 1.95804
BHD 0.399961
BIF 3075.191117
BMD 1.061143
BND 1.421016
BOB 7.363046
BRL 6.140859
BSD 1.061762
BTN 89.662386
BWP 14.445129
BYN 3.47465
BYR 20798.394027
BZD 2.140123
CAD 1.480899
CDF 3044.418227
CHF 0.936171
CLF 0.037916
CLP 1046.211864
CNY 7.674607
COP 4713.329932
CRC 543.329624
CUC 1.061143
CUP 28.120278
CVE 110.729863
CZK 25.391006
DJF 188.586074
DKK 7.45901
DOP 63.933705
DZD 141.600995
EGP 52.213665
ETB 128.927564
FJD 2.404653
GBP 0.833113
GEL 2.907297
GHS 17.418672
GMD 75.870655
GNF 9158.721715
GTQ 8.204937
GYD 222.11867
HKD 8.254453
HNL 26.592299
HTG 139.651911
HUF 410.802767
IDR 16762.975014
ILS 3.985736
INR 89.551307
IQD 1390.096744
IRR 44679.406949
ISK 147.498979
JMD 168.710198
JOD 0.752456
JPY 164.232506
KES 137.417871
KGS 91.474118
KHR 4302.933102
KMF 488.523524
KRW 1494.624597
KWD 0.326418
KYD 0.884785
KZT 526.901752
LAK 23302.690344
LBP 95078.373015
LKR 310.479784
LRD 196.6824
LSL 19.280981
LTL 3.133278
LVL 0.641875
LYD 5.162473
MAD 10.527599
MDL 19.005538
MGA 4923.70171
MKD 61.609117
MMK 3446.549617
MOP 8.506897
MRU 42.335075
MUR 49.990475
MVR 16.405298
MWK 1841.082561
MXN 21.872228
MYR 4.708282
MZN 67.833584
NAD 19.281345
NGN 1774.951722
NIO 39.023514
NOK 11.770787
NPR 143.459418
NZD 1.793877
OMR 0.40856
PAB 1.061762
PEN 4.000181
PGK 4.260222
PHP 62.350627
PKR 295.050664
PLN 4.354234
PYG 8295.534619
QAR 3.863355
RON 4.976865
RSD 116.971889
RUB 104.249364
RWF 1445.806728
SAR 3.987149
SBD 8.850728
SCR 14.422986
SDG 638.273057
SEK 11.587852
SGD 1.421194
SLE 24.247182
SOS 605.912547
SRD 37.389344
STD 21963.508396
SVC 9.290797
SZL 18.707922
THB 36.991474
TJS 11.2858
TMT 3.72461
TND 3.339947
TOP 2.485304
TRY 36.467135
TTD 7.215065
TWD 34.443094
TZS 2824.618246
UAH 43.973732
UGX 3901.494647
USD 1.061143
UYU 44.764202
UZS 13614.459211
VES 47.430329
VND 26899.963703
XAF 655.872046
XCD 2.867791
XDR 0.799896
XOF 645.174431
XPF 119.331742
YER 265.099936
ZAR 19.251725
ZMK 9551.56176
ZMW 28.906256
ZWL 341.687469
  • AEX

    -13.0900

    865.19

    -1.49%

  • BEL20

    -87.5800

    4205.5

    -2.04%

  • PX1

    -199.7800

    7226.98

    -2.69%

  • ISEQ

    -120.9500

    9793.14

    -1.22%

  • OSEBX

    -8.3800

    1411.19

    -0.59%

  • PSI20

    -87.9600

    6332.83

    -1.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.7500

    2894.51

    -0.37%

  • N150

    -67.3800

    3268.32

    -2.02%

A Aden, des vestiges delabrés témoins de la visite de la reine Elizabeth II
A Aden, des vestiges delabrés témoins de la visite de la reine Elizabeth II / Photo: Saleh Al-OBEIDI - AFP

A Aden, des vestiges delabrés témoins de la visite de la reine Elizabeth II

Une plaque à l'entrée d'un hôpital délabré et de vieilles images en noir et blanc sont les seuls souvenirs restant de la visite de la reine Elizabeth II il y a 68 ans à Aden, ancienne ville coloniale du sud du Yémen dévastée par la guerre.

Taille du texte:

La plaque usée, portant des inscriptions en arabe et en anglais, rappelle que la première pierre de l'hôpital d'Al-Joumhouria a été posée par la défunte reine d'Angleterre en avril 1954, moins d'un an après son couronnement.

L'état de délabrement de cet hôpital public, ainsi que celui des autres vestiges de la colonisation britannique à Aden, contrastent avec les images d'archives de cette visite.

Dans une séquence diffusée par Pathé, l'on voit la souveraine, alors âgée de 28 ans, traverser la ville à bord d'une voiture décapotable, en compagnie de son époux le prince Philippe, et observant des officiers à dos de chameaux lors d'une parade militaire.

Aujourd'hui, l'hôpital manque de tout: électricité, lits, équipements de laboratoire et personnel.

Ailleurs à Aden, les cloches du "Big Ben de l'Orient", réplique de la fameuse horloge de Londres en plus petit, ne sonnent plus depuis longtemps.

Le Crescent Hotel - où la reine aurait séjourné selon une rumeur colportée par ses propriétaires - est toujours debout mais abandonné, son toit disparu et ses chambres jonchées de gravats.

Le port d'Aden était depuis 1839 aux mains de la Grande-Bretagne, qui l'avait proclamé colonie royale en 1935 avant de faire de son arrière-pays un protectorat.

En 1967, le Yémen du Sud devient indépendant après une révolte armée contre les Britanniques, puis baptisé République démocratique et populaire du Yémen, seul Etat marxiste arabe.

En 1990, le Nord et le Sud du pays sont unifiés, mais les relations ont été mises à rude épreuve par les difficultés économiques et les dynamiques politiques complexes caractérisant ce pays situé dans le sud-ouest de la péninsule arabique.

- Entre nostalgie et lassitude -

Depuis plus de huit ans, le Yémen, pays le pauvre de la région, est ravagé par un conflit dévastateur opposant le gouvernement, appuyé par une coalition dirigée par l'Arabie saoudite voisine, aux rebelles Houthis soutenus par l'Iran.

Une trêve en vigueur depuis le 2 avril donne un peu de répit à la population, confrontée à l'un des pires désastres humanitaires au monde. La guerre a fait 377.000 morts et des millions de déplacés, selon l'ONU.

"Sous la domination britannique, Aden a connu une période de modernisation et une série de développements afin de devenir une colonie servant les intérêts de la Grande-Bretagne dans l'océan indien", affirme à l'AFP, Asmahan al-Alas, professeure d'histoire et secrétaire générale de la Société yéménite d'histoire et d'archéologie, à l'université d'Aden.

Cette politique s'est traduite par des réformes au niveau de l'administration, de la planification urbaine, de l'éducation, de l'économie, mais "elle n'a pas répondu aux attentes et aux aspirations de la population", ajoute-t-elle.

Dans un message en hommage à la reine, Aidarous al-Zoubaïdi, le chef du Conseil de transition du Sud, organe politique des séparatistes, soutenus par les Emirats arabes unis, s'est dit "profondément attristé" par le décès de la souveraine.

"Nous présentons nos condoléances au peuple britannique pour la mort (de la reine), symbole de la sagesse et du pardon", a-t-il écrit.

Ce sentiment de nostalgie n'est toutefois pas partagé par tout le monde à Aden, devenue le siège provisoire du gouvernement yéménite après la prise de la capitale Sanaa par les Houthis en 2014.

"Ceux qui glorifient la colonisation britannique à Aden sont soit des jeunes qui n'ont pas connu cette période, soit des personnes âgées qui sont lassées par la situation dérisoire par laquelle passe le pays actuellement", explique Mohammed Kassem Naaman, président du Centre d'études pour les droits humains au Yémen.

"Le colonialisme, sous toutes ses formes, porte atteinte aux droits, à la liberté et à la vie des gens", ajoute l'homme de 72 ans, qui a pris part à la lutte contre le colonialisme britannique quand il était encore étudiant.

"Tous les pouvoirs coloniaux, de par leur nature, ne cherchent qu'à protéger leurs intérêts. Ils n'ont aucun respect pour l'humanité", conclut-il.

H.Sasidharan--DT